Les premières de Bacchis & Bacchis ont eu lieu les 28, 29 et 30 septembre 2007 au Théâtre du Beauvaisis.
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Traduction : Florence Dupont
Musique : Coralie Fayolle
Mise en scène et scénographie :
Pierre Letessier

Régie Générale : René Schlatter
Décor : Didier Dugast
Machinerie : Fabien Tuizat
Costumes : Eun Ju Song
Lumières : Nicolas Villenave

Assistant : Julien Garcia

Avec : Jeanne-Marie Levy, Lionel Muzin, François Genty, Benjamin Julia, Antoine Dayres, François Juskowiak, Pierre Rougerie, Vincent Penot
Et avec la participation exceptionnelle de Maurice.

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Ce spectacle a été co-produit par le Théâtre du Beauvaisis.



















Bacchis & Bacchis
de Plaute

màj 18 juin 2008


Bacchis & Bacchis a été monté en co-production avec Le Théâtre du Beauvaisis, et joué pour les premières fois les 28, 29 et 30 septembre 2007. 900 spectacteurs ont découvert cette pièce surprenante, et la mise en scène loufoque de Pierre Letessier. La qualité des interprètes, de la composition musicale, l'originalité de la mise en scène, et le comique du spectacle ont été unanimement salués. Nous travaillons actuellement sur les prochaines représentations de ce spectacle.

Méconnu et rarement monté, le théâtre de Plaute est un théâtre comique et musical. La mise en scène de Bacchis & Bacchis prolonge les recherches universitaires de Pierre Letessier sur ce théâtre, qu'il mène en collaboration avec Florence Dupont.

Notes de mise en scène - extraits

Une histoire ? Un jeune homme fou de désir pour une fille (Bacchis), un papa riche qui s’oppose à son fils amoureux, et un esclave super-star chargé d’une mission impossible : sauver son jeune maître… !
Une histoire que l’on croit connue mais qui se déroule bien autrement que chez un Molière : chez Plaute, la fille est une prostituée et l’argent dont il est question n’est pas celui de la dot mais celui d’une passe… et il y a une autre prostituée, soeur jumelle de la première, qui s’appelle aussi Bacchis, et aussi un mercenaire libidineux et un fils à papa puceau !...
Une histoire de sexe, d’argent, de mafia, de règlements de compte (pas seulement bancaires) spectaculaires : une histoire de série B, une histoire pour rire.

Une histoire que l’on croit connue mais dont on ne connaît que la fin – heureuse ! Une histoire terrible en suspense et en action précisément parce qu’on en connaît la fin. Comme pour un James Bond.

Une histoire pour un théâtre du jeu. Les règles en seront détournées aussitôt posées. Suivant l’exemple de Plaute. (Un théâtre du jeu se joue des règles de jeu. C’est une nécessité comique.)

Pour jouer les quinze personnages – du jeune premier suicidaire à l’esclave vedette, du père hystérique au mouton enragé, de la prostituée vampire au soldat mercenaire – quatre acteurs. Mais aussi une chanteuse lyrique et un trio de musiciens.

Pas de drapés pour les costumes. Pas de reconstitution. S’inspirer plus des feuilletons TV et des films de série B.

Pas de décor. Pas de hors scène. Des éléments de jeu qui permettent des apparitions et disparitions. Et créent la dynamique du spectacle. Des accessoires aussi, beaucoup. Un monde d’accessoires. Pour jouer avec. – Et la Musique.

Rythmer le spectacle par la musique et plus encore. La musique comme poumon de la comédie. Une musique d’opéra, de cinéma muet et de fanfare à la fois. Une musique burlesque.

Insérer les musiciens et la chanteuse dans le dérèglement général. Se jouer de tous.

La tradition théâtrale fait de Plaute, auteur latin de l’antiquité, le précurseur de Molière et de la commedia dell’arte. Oublier la tradition et lire Plaute sans le fameux « poids » de la tradition. S’amuser de la scène de Bacchis et Bacchis qui deviendra la scène de la galère dans les Fourberies de Scapin mais ne pas aborder Plaute comme un auteur pré-moliéresque. Opérer une révolution copernicienne et chercher des comparaisons plus fécondes – et sans doute plus justes aussi (et plus excitantes) – dans le théâtre rituel asiatique, le Nô ou le kathakali. Et encore dans les machineries comiques infernales de Tex Avery, Buster Keaton ou des Marx Brothers.

Et ne pas être trop long. A la fin d’une autre comédie de Plaute, une épouse pardonne son mari – qui a pourtant cherché à la tromper – pour abréger la durée de la représentation et éviter ainsi que les spectateurs ne souffrent de crampes aux fesses… S’en tenir à ces quelques extraits de notes. Et à la règle fondamentale : fixer des règles pour mieux les dérégler, se jouer de tout – dans l’exigence et le plaisir du jeu et du rire.

 

Pierre Letessier