L'Opéra Thérapeutique
d'Isabelle Aboulker et Pierre Letessier
màj 26 mars 2008
Le Petit Opéra Thérapeutique, composé en 1986 par Isabelle Aboulker à partir d'un texte de 1777 signé Vicq d'Azyr, a été mis en scène par Pierre Letessier en 2003. Passionnel et décalé, drôle à mourir, cet opéra de poche - dont la durée avoisine la demi-heure - appelait une deuxième partie.
En s'appuyant sur des publications médicales des 19 et 20èmes siècles, Isabelle Aboulker et Pierre Letessier ont ainsi écrit l'Opéra Thérapeutique créé en juillet 2006 : une conférence médicale lyrique et burlesque, animée - ou plutôt perturbée - par trois scientifiques aux relations maladivement tumultueuses.
Conférence médicale authentique, lyrique et burlesque...
Conférence médicale authentique sur les gestes de survie, la luxure et l'électrochoc l’Opéra Thérapeutique apporte des réponses aux principales questions médicales de notre temps, comme : Faut-il pendre les noyés par les pieds? Quelles sont les causes spirituelles des pollutions nocturnes? L'électrochoc a-t-il des effets positifs sur la constipation?
Mais, sous le couvert froid et poli d'une banale conférence, des passions sanglantes se déchainent... C'est alors une conférence burlesque que mènent - ou plutôt perturbent - le professeur de médecine et ses infirmières.
C'est aussi une conférence lyrique contemporaine qui renouvelle le traitement des sujets éternels de l'opéra : quand, dans les opéras traditionnels, les personnages meurent d’amour ou sombrent dans la folie, les trois conférenciers-chanteurs de l'Opéra Thérapeutique, chantent pour éloigner la mort, réglementer les gestes d’amour ou soigner cette folie.
... en trois parties
1ère partie Le Petit Opéra Thérapeutique traitant des différents moyens dont on peut se servir pour donner des secours aux noyés, aux suffoqués, aux personnes gelées et aux enfants qui paraissent morts en naissant.
D'après un texte de Vicq d'Azyr placardé sur les murs de la ville de Rouen en 1777.
2ème partie Moechialogie traitant de la luxure et notamment de la pollution volontaire ou masturbation.
D'après les travaux de P.J.C. Debreyne, docteur en médecine de la faculté de Paris, professeur de médecine pratique, prêtre et religieux de la Grande-Trappe, en particulier Moechialogie (1845) et Essai sur la Théologie Morale (1844)
3ème partie L'Electr'Opéra traitant de l’usage de l’électro-choc dans les traitements de différents troubles.
D'après les travaux publiés en 1942 de M. Lapipe, attaché d’électro-radiologie à l’Hôpital Vaugirard et J. Rondepierre, médecin des Hôpitaux Psychiatriques de la Seine, sur les traitements par électro-choc, aujourd’hui appelés par les psychiatres sismothérapie ou encore ECT (électroconvulsivothérapie).